(V)îvre

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    (V)îvre

     

     

 

(V)îvre

En quelques mots et simplement, qu’est ce que c’est que (V)îvre

(V)îvre c’est une rue, sous un chapiteau.
Ce n’est ni du théâtre, ni du cirque traditionnel.
C’est comme une comédie musicale dans laquelle les chanteurs sont musiciens. Une succession de tableaux poétiques et burlesques qui racontent la ville. Parfois on est dans une rue, parfois on est dans une place.

Dans (V)îvre, chacun est musicien, chacun est circassien. La musique en est le fil.

(V)îvre c’est l’ivresse de la vibration, la vibration de la musique.

C’est maintenant, plus que jamais, que l’on doit vivre libre et ivre ensemble, avant de disparaitre.

(V)îvre c’est l’ivresse des émotions partagées, des sentiments exprimés ;

L’ivresse d’une rencontre qui nous rend vivant autrement ;

L’ivresse d’un salto qui fait tourner la tête ; L’ivresse d’un baiser échangé ;
L’ivresse d’une rencontre ratée.

L’ivresse du cœur quand il bat à 180 battements par minute, sur la piste, dans les gradins, devant et
sous le chapiteau, lors de la rencontre du verre partagé, avant, après…

Nous n’avons pas fini de vivre et de le partager !

Nous voulons vivre ! (encore un chouïa)

Perdre pied par l’ivresse, oublier notre inéluctable destin un instant, nous sommes à cette frontière du chemin fait et du chemin restant.

Le bref regard dans le rétro remplit nos yeux d’émotions. Nous avons refait le monde dans Maintenant ou Jamais, avec (V)îvre nous voulons le sublimer. Le coté Tsuïca de Circa pourrait bien l’emporter. Se laisser croire un instant que tout recommence, dans une transcendante danse.

Ce qui transpire de nos spectacles c’est ce que nous sommes.

Continuer nos spectacles, c’est continuer de se dévoiler. Nous changeons en permanence, alors il n’y a pas de raison de s’arrêter.

Le public est une partie constituante de notre écriture, car le partage avec l’autre est un désir qui nous réunit. Dans notre précédent spectacle le chapiteau était une réponse à notre désir de se rapprocher du public.

Alors que nous l’avons apprivoisé dans Maintenant ou Jamais, dans (V)îvre il s’agi- rait de l’appréhender différemment, de considérer autant l’extérieur, que l’inté- rieur. Le chapiteau reste le moyen d’être dans la rue, tout en créant un espace chaleureux unique. Il est possible que cette fois nous y ajoutions une installation extérieure, afin de taquiner l’imagination du public...

Question cirque, nous sommes loin d’avoir exploité toutes nos idées en vélo acro- batique. La contrainte (grandissante) de nos corps nous oblige à aller dans le retranchement de notre imagination.

Il y a aussi l’envie de rencontrer la danse par le regard d’un chorégraphe afin de nourrir le mouvement singulier d’une fanfare.